L’année passée, la bouilleuse avait filé plein sud de Bure à la Borie. Cet été, elle bout à l’Ouest. Machines humaines et non-humaines arpenterons chemins bretons, côtes sauvages et forêts ensorcelées, lieux de lutte et petites communes.

Ce qui s’y joue c’est d’abord la vie même. Le vibrant d’une communauté ouverte et en mouvement. Ce qui peut apparaitre en son sein, ça tient surtout à celles et ceux qui seront là. Alors, quoi d’une cantine peu farouche, d’une déambulation marionnetique, d’un conte dans un recoin ou d’un atelier pour tout changer ? On ne saura qu’en le faisant, au moment où ça se passe.

La bouilleuse rêve à partir d’une charrette dans un monde d’autoroutes. C’est une chose commune qui nous embarque, un espace en déplacement, une roulotte de pansements et de chimères bien pensés. C’est un endroit pour les maladresses, les incompétences et les approximations.

Elle se laisse porter par le vent ou bien danse dans l’orage. Peut-être qu’à la vue de l’eau, la charrette prendra la Mer ? Va falloir apprendre à hisser les voiles.

le 24 juin 2019



Mark